GES

Les voitures électriques, zéro émission de GES ?

Vantées par les constructeurs pour leur empreinte écologique quasi nulle, les voitures électriques sont présentées comme la solution accessible et économiquement viable pour mettre fin aux émissions de gaz à effet de serre (GES) liées à la mobilité des ménages. Argument de vente ou réalité écologique ?

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L’amont et l’aval de la voiture électrique en question

 Puisque son utilisation est propre (en roulage pas d’émission de GES), la problématique écologique réside dans l’amont et l’aval de la voiture électrique. A savoir son bilan carbone dans la construction de la voiture et la fabrication de la batterie, ainsi que les modes de production d’électricité qu’elle consomme au moment de recharger les batteries.

La composition des voitures électriques diffère peu de celle des voitures à essence

 Malgré un aspect futuriste accentué par les couleurs et le design choisis par les constructeurs, les véhicules électriques sont encore fabriqués avec les matériaux classiques de l’industrie automobile : acier, aluminium, matériaux composites. La plus-value écologique des voitures électriques ne se situe donc pas à ce niveau-là.

 La batterie, 15% de l’empreinte écologique de la voiture électrique

 Le bilan écologique de la batterie se décompose en deux postes : la fabrication des matériaux qui la composent et son recyclage en fin de vie. Ainsi, pour les batteries au lithium, l’extraction et le traitement du lithium ont tous deux un coût sur l’environnement non négligeable au final sur l’empreinte carbone de la voiture électrique. En outre, la filière industrielle pour le recyclage des batteries en fin de vie est indispensable compte tenu de la nature des matériaux utilisés.

Enjeu déterminant : la production de l’électricité consommée par les voitures électriques

 Les critiques au modèle de la voiture électrique accusent ce type de voiture de consommer « proprement » une électricité produite avec des moyens polluants (vieilles centrales de charbon). De fait, l’origine de l’électricité consommée est déterminante pour établir le bilan écologique d’une voiture électrique.

Quelques chiffres à l’appui…

 Selon une étude réalisée par l’EMPA (laboratoire suisse fédéral d’essai des matériaux et de recherche), une voiture électrique qui consomme de l’électricité produite par des centrales à charbon engendrerait une pollution équivalente à celle d’une voiture consommant 5,2L aux 100 km. Cependant, les véhicules à essence qui consomment moins de 5L aux 100 km sont de petites citadines qui ont une capacité très faible de chargement en comparaison de certains modèles électriques. Ainsi, une voiture électrique qui consomme une électricité « propre » apparaît comme la solution pour la réduction de la pollution et des émissions de gaz à effets de serre.

Une production d’électricité « propre »

 L’alternative de la voiture électrique comme solution écologique face aux problèmes d’émissions de gaz à effet de serre des voitures thermiques passe donc par le développement d’infrastructures non polluantes de production d’électricité. Si ce virage à 180 degrés peut paraitre difficile, n’oublions pas que, comme le disait Prosper Crébillon, « le succès fut toujours un enfant de l’audace ». Agissons donc, changeons, évoluons pour mieux combattre le changement climatique. 

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